Aller au contenu

Culture

Artisanat et marchés de Bali : où acheter, comment marchander

Entre Denpasar et Ubud, chaque village a son métier : la pierre, l’argent, le bois, la peinture. À l’est, on tisse encore à la main. Savoir où vont les savoir-faire, et comment se fixe un prix, évite d’acheter cher un objet fabriqué ailleurs.

  • Mis à jour le
  • 7 min de lecture
  • Par Kylian Dev
Marché traditionnel d’Ubud en fin de journée, étals couverts et allées animées
Photo : Jorge Láscar from Melbourne, Australia, CC BY 2.0, Wikimedia Commons (nouvel onglet). Crédits photo
Sommaire

À retenir

  • Sur la route de Denpasar à Ubud se suivent Batubulan pour la pierre, Celuk pour l’argent, Sukawati pour le marché d’art et Mas pour le bois.
  • Les tissages faits main se voient à Sidemen, songket et endek, et à Tenganan, où se fabrique le geringsing en double ikat.
  • Le marché d’Ubud, celui de Sukawati et le marché Kumbasari de Denpasar ouvrent tous les jours.
  • Marchander est l’usage dans les marchés, pas dans les boutiques à prix affichés ; restez souriant et ne lancez pas une offre que vous ne tiendrez pas.

L’artisanat balinais est né au service des temples : statues de pierre pour les portails, masques pour les danses, tissus pour les cérémonies, peintures pour raconter les épopées. Le tourisme a élargi la production, et une partie des objets vendus aujourd’hui vient de Java ou d’ailleurs. Les ateliers d’origine, eux, existent toujours, souvent dans la cour d’une maison.

Ce guide parcourt les villages d’artisans et les marchés, puis donne les règles pour acheter. Pour l’arrière-plan religieux de ces objets, voyez temples et culture balinaise ; pour les masques et les costumes en scène, musique et danse balinaise.

La route des artisans, de Batubulan à Ubud

Au nord de Denpasar, la route qui monte vers Ubud traverse une suite de villages spécialisés : Batubulan pour la sculpture sur pierre, Celuk pour l’orfèvrerie en argent, Sukawati pour son marché d’art, Batuan pour la peinture et Mas pour la sculpture sur bois. On les visite en une demi-journée, idéalement en chemin vers Ubud.

Les villages d’artisans entre Denpasar et Ubud
VillageSavoir-faireÀ regarder
BatubulanSculpture sur pierre volcanique tendreStatues de gardiens et éléments de portail en bord de route
CelukBijoux en argent et en orAteliers où l’on voit le filigrane et le granulé à la main
SukawatiMarché d’artTextiles, sarongs, objets en bois et en vannerie
BatuanPeintureToiles denses, peintes à l’encre en tons sombres
MasSculpture sur boisMasques de danse, statues, ateliers familiaux

La pierre de Batubulan, un tuf volcanique, est légère à tailler mais lourde à transporter : les grandes pièces se font expédier par fret, ce qui coûte souvent plus que la statue. À Mas, demandez quel bois a été utilisé ; un bois teint en noir n’est pas de l’ébène.

La peinture d’Ubud et des villages voisins

La peinture balinaise moderne s’est développée à Ubud dans les années 1930, autour de l’association Pita Maha, fondée par des artistes balinais et étrangers. Plusieurs styles en sont issus : le style d’Ubud, celui de Batuan, très dense, et plus tard celui des jeunes peintres de Penestanan, aux couleurs vives. Les musées d’Ubud permettent de les comparer.

Avant ces écoles, la peinture balinaise suivait le style wayang de Kamasan, près de Klungkung, à l’est : des figures inspirées du théâtre d’ombres, peintes pour les temples et les palais.

Le musée Puri Lukisan, au centre d’Ubud, et d’autres musées privés de la ville présentent ces courants. Une visite avant d’acheter aide à repérer la différence entre une toile d’atelier, peinte à la main, et une reproduction en série. Pour loger à pied des musées, voyez où dormir à Ubud.

Les tissages de Sidemen et de Tenganan

À Sidemen, des tisserandes travaillent encore à domicile le songket, rehaussé de fils d’or ou d’argent, et l’endek, un ikat où seuls les fils de trame sont teints avant tissage. À Tenganan, village bali aga de l’est, se fabrique le geringsing, un double ikat rare qui demande des mois de travail et sert aux cérémonies.

Dans la vallée de Sidemen, on visite un atelier en une heure, en achetant directement si une pièce plaît. Le songket se porte pour les cérémonies, l’endek au quotidien. Une pièce tissée main se reconnaît aux petites irrégularités du motif et à son prix, qui reflète des jours de travail.

Tenganan Pegringsingan est un village habité, aux règles anciennes, pas un musée. Dans le geringsing, les fils de chaîne et de trame sont teints séparément avant d’être tissés : le motif n’apparaît qu’au tissage. Peu d’endroits au monde pratiquent cette technique. Le village se combine avec Sidemen en une journée, voir Sidemen.

Les marchés de Bali : Ubud, Sukawati, Kumbasari

Trois marchés réunissent l’essentiel. Le marché d’Ubud, face au palais, ouvre tous les jours : produits frais tôt le matin, artisanat ensuite. Le marché d’art de Sukawati, entre Denpasar et Ubud, ouvre aussi tous les jours. À Denpasar, le marché Kumbasari, au bord de la rivière Badung, vend tissus et objets d’artisanat chaque jour.

Les principaux marchés traditionnels et d’artisanat de Bali
MarchéOùJoursPour quoi
Marché d’UbudCentre d’Ubud, face au palaisTous les joursFruits, fleurs d’offrande le matin ; sarongs et objets ensuite
Marché d’art de SukawatiSukawati, sur la route d’UbudTous les joursTextiles, vannerie, bois, à prix de gros
KumbasariDenpasar, au bord de la rivière BadungTous les joursTissus, kebaya, objets de cérémonie
Horaires variables, réduits les jours de fête. Dans les villages, certains marchés suivent un cycle de trois jours du calendrier balinais : demandez localement.

Le meilleur moment pour un marché alimentaire est l’aube, quand les femmes achètent fleurs et feuilles pour les offrandes du jour ; on y achète aussi les jaje, gâteaux de riz des offrandes, voir cuisine balinaise. Ils sont très animés avant Galungan. Les fourchettes de budget pour les repas et les achats courants sont dans budget d’un voyage à Bali.

Comment acheter et marchander sans se faire avoir

Au marché, le premier prix annoncé laisse une marge. Faites le tour des étals avant d’acheter pour connaître les prix, proposez nettement moins, puis remontez par paliers, en restant souriant. Ne faites pas d’offre si vous n’êtes pas prêt à payer ce prix. Dans les boutiques à prix affichés et les coopératives, on ne marchande pas.

  1. Comparez trois étals pour le même objet avant de demander un prix.
  2. Demandez le prix sans montrer trop d’intérêt, puis prenez le temps de réfléchir.
  3. Faites une contre-offre nettement plus basse, et montez par petits paliers.
  4. Si l’écart reste trop grand, remerciez et partez : la dernière offre arrive souvent à ce moment.
  5. Payez en roupies, en comptant les zéros : 50 000 et 500 000 IDR se confondent vite.
  • Argent : demandez le titre, 925 pour l’argent massif, et un prix au gramme pour comparer entre ateliers.
  • Tissu : un vrai tissage main se voit sur l’envers, où les fils de motif apparaissent.

Organiser une journée chez les artisans

Une demi-journée suffit pour la route des artisans entre Denpasar et Ubud, avec un chauffeur et deux ou trois arrêts choisis. Gardez une journée à part pour Sidemen et Tenganan, à l’est. Évitez les jours de grande fête pour les ateliers familiaux, souvent fermés, mais profitez des marchés qui les précèdent.

  • Depuis le sud, faites les villages en montant vers Ubud, le matin, avant la chaleur et les bouchons.
  • Depuis Ubud, gardez Mas et Batuan, tout proches, pour une fin d’après-midi, puis une danse le soir : voir musique et danse balinaise.
  • À l’est, combinez Sidemen, Tenganan et le palais de Klungkung pour la peinture de Kamasan.

Pour savoir si une fête tombe pendant votre séjour, consultez le calendrier des fêtes : en juin, le festival des arts de Denpasar expose aussi l’artisanat de toute l’île, voir Bali en juin ; pour les rites qui croisent souvent la route des artisans, voyez cérémonies et crémations à Bali.

Questions fréquentes

Où acheter de l’artisanat authentique à Bali ?

Dans les ateliers des villages : Celuk pour l’argent, Mas pour le bois, Batubulan pour la pierre, Sidemen et Tenganan pour les tissages. Les marchés vendent aussi des objets faits ailleurs.

Faut-il marchander à Bali ?

Oui au marché et chez les vendeurs de rue, non dans les boutiques à prix affichés et les coopératives. Restez souriant et ne faites pas d’offre que vous ne tiendriez pas.

Quels jours ouvre le marché d’Ubud ?

Tous les jours. Les produits frais et les fleurs d’offrande se vendent tôt le matin ; l’artisanat prend le relais dans la journée.

Qu’est-ce que le geringsing de Tenganan ?

Un tissu en double ikat : chaîne et trame sont teintes avant le tissage. Il demande des mois de travail, sert aux cérémonies et se fabrique dans très peu d’endroits au monde.

Peut-on rapporter une statue de pierre de Batubulan ?

Oui, mais les grandes pièces partent par fret, souvent plus cher que la statue. Demandez un devis d’expédition avant d’acheter.

Sources

Chiffres et règles relevés le 17 octobre 2026 sur les sources ci-dessous. Les règles d’entrée et les tarifs changent : vérifiez-les toujours sur les sites officiels avant le départ.

Prêt pour Bali

Lien partenaire

Réservez vos excursions et votre logement

Temples au lever du jour, cascades, sorties snorkeling et villas dans les rizières : comparez les offres et réservez ce qui va avec votre voyage.

Liens partenaires : GetYourGuide et Trip.com s’ouvrent dans un nouvel onglet, avec les prix et les disponibilités en direct. Nous pouvons toucher une commission, sans surcoût pour vous. Comment le site est financé